Vaccins obligatoires : Agnès Buzyn appelle à la confiance

Vaccins obligatoires : Agnès Buzyn appelle à la confiance

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vaccins confianceLa ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé, dès sa nomination, qu’elle souhaitait rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires. Elle a demandé aux parents méfiants « d’avoir confiance dans les vaccins », ce samedi 8 juillet lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

Vaccins : une défiance ancrée dans la population

Dans un communiqué, la ministre rappelle que « cette décision répond à une nécessité de santé publique ». À Aix-en-Provence, elle a regretté que la « défiance envers les vaccins soit à ce point ancrée dans la population ».

« Il y a des gens qui ne vaccinent plus leurs enfants. En fait, ils comptent sur la protection des autres, sur le fait qu’il n’y a plus d’épidémie, pour protéger leurs enfants », a critiqué la ministre.

« Le problème, c’est qu’à force de ne plus vacciner les enfants, on a des épidémies de rougeole, on a des méningites, on a des gosses qui meurent chaque année de maladies évitables. C’est insupportable », a-t-elle ajouté.

11 vaccins obligatoires

Actuellement, seuls les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont obligatoires. À partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront obligatoirement être vaccinés contre 8 autres maladies, dont la rougeole, la rubéole ou encore les oreillons. L’ensemble de ces vaccins sera intégralement pris en charge : « 65 % de leur prix sera remboursé par l’Assurance maladie, 35 % par les assurances complémentaires. Les patients n’auront pas de coût à leur charge » a assuré le ministère de la Santé.

Selon Agnès Buzyn, il s’agit de répondre à des « enjeux majeurs de santé publique » et de protéger la population. « Je prends mes responsabilités » a-t-elle expliqué. « L’État n’a pas peur : il faut vacciner les enfants » a-t-elle insisté, ajoutant que « les potentiels effets secondaires » sont « très très rares ».

La ministre a précisé envisager, dans son projet de loi, une clause d’exemption pour les parents farouchement opposés à la vaccination, tout en disant réfléchir à des « sanctions », même si ce n’est selon elle pas « la meilleure façon d’avancer ».

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