Vers la fin des plombages au mercure

Vers la fin des plombages au mercure

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Depuis le 1er juillet, les plombages dentaires au mercure ne peuvent plus être posés sur les dents des enfants âgés de moins de 15 ans et des femmes enceintes ou allaitantes. Cette décision fait suite à une réglementation européenne actée en 2017. Les plombages au mercure devraient être abandonnés progressivement pour disparaître complètement d’ici 2030. Une tolérance est toutefois maintenue si le dentiste estime que la pose du plombage est nécessaire et répond aux besoins médicaux du patient.

A quoi servent les plombages ?

Les plombages, désignés sous le terme « amalgames » par les dentistes, permettent de combler les trous laissés dans les dents par le traitement des caries. Ils sont composés de poudre d’alliages divers (argent, étain, cuivre, zinc) et de mercure formant une pâte caoutchouteuse qui durcit ensuite sur la dent.

Un risque de toxicité

Le mercure est utilisé pour la composition des plombages depuis plus d’un siècle. Il peut cependant s’avérer nocif et toxique pour l’organisme, surtout à forte dose, en cas de plombages multiples notamment. Le mercure est aussi très polluant et néfaste pour l’environnement.

La mastication provoque des chocs violents sur les plombages et des particules de mercure peuvent alors être ingérées avec la salive. Lors d’une mastication prolongée (avec un chewing-gum par exemple), la température à l’intérieur de la bouche augmente et entraîne des vapeurs de mercure. Celles-ci peuvent être inhalées, passer dans les poumons puis atteindre la circulation sanguine.

Le mercure serait à l’origine du développement ou de l’aggravation de certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer, la fibromyalgie ou les problèmes de reins.

Des matériaux alternatifs

Face à la disparition annoncée du mercure dans le processus de fabrication des plombages, la réponse se trouve dans le développement de matériaux composites destinés à le remplacer. Plus esthétiques, ils devraient limiter les sensations désagréables liées au chaud et au froid et renforceraient davantage les dents.

Seul point négatif de ces matériaux alternatifs : ils retiendraient plus facilement la plaque dentaire. Un bémol qui peut être largement limité par une bonne hygiène bucco-dentaire et l’utilisation de produits comme le fil dentaire, le bain de bouche ou les brossettes inter-dentaires.

Les recommandations des instances européennes

Le secteur dentaire étant le premier consommateur de mercure en Europe, des efforts lui sont demandés. Les institutions européennes réclament tout d’abord un renforcement de la formation des étudiants avec une importance toute particulière accordée à l’utilisation des matériaux alternatifs et à la connaissance des différentes techniques de soin. En parallèle, elles encouragent la poursuite de la recherche, du développement et de l’innovation dans le domaine de la santé bucco-dentaire.

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