Vieillissement : est-il possible d’inverser le temps ?

Vieillissement : est-il possible d’inverser le temps ?

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vieillissement-cellulesRester jeune éternellement : beaucoup en rêvent, sans vraiment y croire. Pourtant, il serait possible, d’après des chercheurs britanniques, de ralentir, voire d’inverser, le vieillissement de certaines de nos cellules. Leur étude, digne d’une science-fiction, représente un espoir considérable dans la lutte contre les maladies liées à l’âge. Elle a été publiée, en juillet dernier, dans la très sérieuse revue Aging.

La génétique au service de la médecine

Les scientifiques, à l’origine de cette avancée, ont travaillé sur la meilleure façon de lutter contre les effets du temps, responsables de nombreuses maladies comme des cancers ou des démences. Pour cela, ils ont pris le parti de la génétique. Leur objectif : agir contre les cellules dont le fonctionnement s’altère avec l’âge.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ils ont réussi à enrayer le processus de vieillissement grâce au sulfure d’hydrogène (H2S). Leurs tests, réalisés en laboratoire, montrent les effets bénéfiques de cette molécule gazeuse sur les cellules dites « sénescentes », c’est-à-dire les cellules incapables de se diviser et donc de fonctionner correctement.

Naturellement présent dans l’organisme, le sulfure d’hydrogène aide normalement l’organisme et les cellules à lutter contre les effets du temps. Mais petit à petit, le taux d’H2S dans le sang diminue. Les cellules vieillissent et se propagent. Un phénomène à l’origine de ce que l’on appelle le « vieillissement cellulaire ».

L’introduction du sulfure d’hydrogène permet de maintenir l’équilibre du taux d’H2S dans l’organisme et donc de lutter contre la sénescence des cellules. Néanmoins, les chercheurs précisent que l’utilisation de cette molécule reste très sensible : l’introduction de doses trop élevées dans les cellules peut être toxique. Il faut donc réussir à limiter la dose de sulfure d’hydrogène pour que l’opération soit un succès.

Une étude porteuse d’espoir

Cette étude, menée par des chercheurs de l’université d’Exeter au Royaume-Uni, représente un espoir considérable pour l’avenir. Grâce à cette découverte, les spécialistes espèrent notamment apporter leur contribution dans la lutte contre les maladies causées par le vieillissement cellulaire, notamment les troubles cardiovasculaires. 

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